Argent, rééditions & déchéance

Argent, Rééditions & déchéance.

 

 

 

            Des Beatles aux Pink Floyd en passant par Nirvana et John Lennon, le temps en est aux rééditions. Que se soit récemment avec L.A Woman des Doors en faisant un détour par Some Girl des Rolling Stones, les maisons de disques nous bombardent de part en part et à tout azimut de remasterisations sur disque, ou même sur vinyle avec des pseudos inédits, dans les grandes surfaces comme Virgin on peut trouver des vinyles de grands classiques comme Gainsbourg, Marvin Gaye ou plus récemment Amy Winehouse. Mais, cela n'empêche que ça intéresse les curieux et les grands amateurs de musique, le courant retro qui commence à s'installer donne une seconde jeunesse au vinyle. Bon nombre de personnes pensent et disent qu'il s'agit uniquement d'un coup de marketing qui a pour but une seule chose: amasser le plus d'argent possible dans le but de redonner des couleurs au commerce musical. Le disque est en faillite et certains groupes baignant dans la drogue et l'alcool ne rapporte plus, ou pas assez d'argent, comme Lou Reed qui ne touche plus rien des ventes de ses vingtaine d'albums.

            Pour rentrer plus dans le sujet, entre l'an 2000 et 2010, Internet se perfectionne alors qu'en parallèle les chiffres de vente de disque sont en chute libre, dans des cas comme ça le mot « hasard » n'a pas sa place. Dans une interview Catherine Ringer, ex chanteuse des Rita Mitsouko, a affirmée que quant un disque est bon, les gens l'achète comme dans le passé, ce qui est tout à fait compréhensible. Je prend pour exemple Ac/Dc qui vend autant de disques qu'avant ou tout récemment la chanteuse Adèle qui a vendu son album « 21 » a des millions d'exemplaires à travers le monde.

            Mais, il ne faudrait pas oublier ces artistes qui se plantèrent en sortant des albums expérimentaux aux sonorités et accords étranges, le cas Lulu de Lou Reed & Metallica vient à l'esprit de la plupart. La question est la suivante: Comment aimer un album qui mélange la voix douce et posé de Lou Reed, qui a chanté le grand classique « Walk On The Wild Side » en 1973, et la musique des monstres que sont Metallica avec leurs mélodies exceptionnelles et gravées dans le panthéon de la grande musique du XXe siècle (« Masters Of Puppets », « One » et « Enter Sandman ») ? Peut être que plus tard les gens diront de ce disque que c'est un classique, comme c'est arrivé au disque du Velvet Undergroud & Nico en 1967, echec commercial plus que cuisant. Le plus choquant pour moi n'étant pas cet album mais la musique que Mick Jagger a fait avec Will.I.Am et Jennifer Lopez (« The Hardest Ever »). Pour moi ce n'est pas pour l'amour de la Musique que Mick Jagger a fait ça, mais pour l'argent et si c'est faux que l'on me jette la première pierre. Il ferait mieux de préparer la tournée des cinquante ans avec les Rolling Stones. Amen.

 

            Benjamin Palette
            (origine : rock-are-music.blogspot.com)

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